Lorsque la recherche doit démarrer, je me concentre comme un pilote d’avion qui doit aller poser son avion sur la prochaine piste d’atterrissage.

La recherche est divisée en 4 étapes :

  1. Recherche du signal :

    La recherche débute par la phase de recherche du signal. Au début, mon avion est en vol, en vitesse de croisière, je n’ai pas encore établi de liaison avec la tour de contrôle => Je peux me déplacer rapidement (le plus souvent à skis) à la surface de l’avalanche à la recherche d’indices de surface et/ou auditifs et du premier signal, en tenant mon DVA près de l’oreille et en le faisant pivoter dans les 3 dimensions pour optimiser les chances de capter le signal. Ouvrir les oreilles et les yeux ! Ma stratégie de déplacement à skis est la suivante: je « dérape » rapidement en zigzag à la surface de l’avalanche. À chaque pointe de zigzag (distante définie par la largeur des bandes de recherche de mon DVA), je n’effectue pas de virage, mais une conversion, afin de diminuer le risque de chute et de perte de temps. Ma vitesse de déplacement est élevée.

  2. Recherche grossière:

    Dès que je perçois le signal (qui correspond alors au premier contact avec la tour de contrôle pour le pilote), j’entre sans m’arrêter dans la phase de recherche grossière, en avançant dans la direction indiquée à l’écran tout en conservant ma vitesse au début (je prends la « route 14 » pour approcher de l’aéroport). Attention à la distance qui doit diminuer!

  3. Recherche fine :

    • A 10/écran, j’entre dans la recherche fine, étape durant laquelle ma vitesse va fortement diminuer. Cette étape est primordiale, et comme pour l’avion qui ne peut se poser à 900km/h, je dois progresser au rythme d’un mouvement à la seconde dans les 10 derniers « mètres »/écran. Ma précision de déplacement va aller en augmentant au fur à mesure que je me rapproche. actualisation des données 
    • Après avoir déchaussé mes skis ou mes raquettes, je continue ma recherche sur la trace suivie jusqu’alors. Comme le pilote qui tient son manche à deux mains, je tiens alors mon DVA avec mes deux mains, coudes au corps, et corrige ma direction avec tout mon corps de sorte à avoir la flèche de direction toujours au sommet de mon écran. De la hauteur de poitrine au départ, je vais progressivement amener mon DVA à la hauteur du genou dans les derniers mètres. Selon l’état de surface de la neige, je garde mon DVA à la hauteur de la cuisse dans les gros blocs, à la hauteur du genou dans les plus petits blocs et à la hauteur de la neige en cas de surface « lisse ».
    • A 3/écran, je pose mon avion sur la piste, « phase d’atterrissage » => je ralentis fortement, je « pose » mon DVA à la surface de la neige et allonge mon bras : si la distance diminue encore, je continue d’avancer avec mon DVA à la surface de la neige, dans la même direction que celle que j’ai suivie jusqu’ici.
    • Lorsque la distance affichée à l’écran remonte, je recule dans ma trace, toujours lentement et le DVA dirigé dans la même direction, jusqu’à retrouver la distance la plus petite, puis, en déplaçant mon corps le moins possible, j’allonge mon bras à droite et/ou à gauche perpendiculairement à ma trace, le DVA parallèle à la 1ère trace pour contrôler s’il n’y a pas de distance plus courte. (Ne pas tourner le DVA dans toutes les directions, mais bien garder la même direction que celle utilisée lors de l’approche. S’imaginer que dans les 3 derniers mètres, mon DVA m’a conduit dans « l’entonnoir » des ondes m’amenant au « goulot » de l’antenne. Mon but est donc de rester dans l’entonnoir, et de ne pas « verser » à côté de celui-ci!  Eviter de trop remuer à la surface, penser à la poche d’air de l’enseveli!) Dès que j’ai trouvé la distance la plus petite possible avec mon DVA, je balise le point à la surface de la neige avec mon bâton et sors ma sonde.
  4. Recherche du point d’ensevelissement:

    Je suis alors dans la phase de recherche du point d’ensevelissement, le sondage en spirale orthogonale peut commencer, parfois à genoux, en partant du point de départ et en tournant en spirale autour de ce point, en effectuant un planté tous les 25cm jusqu’au « touché ». En terrain raide, passer en-dessous du premier point et sonder à la montée. Après le « toucher », je prends ma pelle et commence sans tarder à libérer la victime en mettant en œuvre la technique de dégagement en U.

    Cette méthode d’approche dite «approche d’aéroport » me permet d’économiser du temps, m’évite de piétiner la zone de l’enseveli et ralenti mes mouvements de panique et de stress.

  5. Dégagement de la victime :

    Dès que le sauveteur cherchant au DVA entre dans la zone des 10 mètres, ses camarades qui le suivent peuvent approcher, à 5 mètres ils commencent à préparer la zone de dégagement, en déterminant grossièrement la zone en U, en montant leurs pelles et celle du sauveteur de pointe. Dès que le sauveteur effectue le sondage, les camarades peuvent commencer à dégager le U par l’arrière. Chaque seconde compte!