Bienvenue dans la partie « questions / réponses » du site.
N’hésitez pas à me faire parvenir vos questions à l’aide du formulaire de contact!

Tous les fabricants proposent un support / étui pour transporter son DVA sur soi. En général positionné sur le torse, donc près de la tête, il est à recommander d’employer celui-ci. Ce positionnement va faire gagner du temps au dégagement, puisque la distance qui s’affichera sur le DVA du sauveteur sera la plus petite possible près de la tête! D’autre part, c’est l’endroit le moins exposé aux chocs, le plus au chaud et le moins gênant…
Il y a cependant des cas où le port du DVA n’est pas recommandé sur le torse, soit:

Je suis porteur d’un « pacemaker » ou régulateur du rythme cardiaque

Je pratique mon activité avec un appareil de mesure de fréquence cardiaque (type cardiofréquencemètre)

Je travaille avec ma radio portée en permanence en bandoulière sur le devant du torse (patrouilleur, pistard, sauveteur professionnel etc.)

Dans ces cas décrits plus haut, le DVA peut alors être porté dans la poche frontale ou latérale du pantalon, fermée par une fermeture éclair. Mais il ne faut en aucun cas le porter dans la poche arrière, trop exposée au froid et aux chocs en cas de chute!

Un test de solidité de pelles effectué par des formateurs indépendants a mis en lumière la relative faiblesse de certains modèles de pelles. Dans ce test, les modèles en matière synthétique ont démontré différents points faibles et leur relative fragilité dans la neige dure. Lorsqu’il s’agit de pelleter dans une neige compactée et relativement dure, les pelles en matière synthétique ont tendance à « rebondir » et à se voiler, ce qui empêche une pénétration efficace. De plus, la durée de vie de cette matière synthétique est limitée dans le temps, et rien ne garantit qu’elles n’aillent pas casser justement le jour où l’on en aura vraiment besoin. Ces limites nous poussent à nous tourner actuellement vers les pelles en alliage d’aluminium, résistant et léger à la fois.

Les points importants suivants devraient être pris en compte lors du choix de sa pelle :

  • Un tamis avec des bords relevés, mais pas trop, pour garder la neige latéralement lorsqu’on la lance.
  • Un bord d’attaque en dents de scie est plus efficace, mais le risque de blesser la victime n’est pas à sous-estimer…
  • Un bord supérieur plat permet de pousser avec le pied. Attention cependant à ne pas trop taper avec le pied, c’est quand même une pelle légère… !
  • Un manche télescopique de forme non-ronde, ce qui permet d’arriver en face avec le verrouillage des éléments lorsqu’on rallonge le manche. Les manches trop courts sont inutiles !
  • Un emmanchement robuste garanti la solidité lorsque l’on a une neige dure à pelleter ! Veiller cependant à ne pas forcer inutilement pour détacher les blocs. De petits blocs sont plus faciles à détacher que des gros pavés…
  • Une poignée en D est la plus efficace et la plus polyvalente, indépendamment des gants.

Pour mémoire, la pelle n’est pas un gadget sensé décorer le sac à dos, mais représente un élément clé du sauvetage. Avec une pelle inutilisable, les chances de survie se réduisent comme une peau de chagrin…

L’intérêt de la poignée en T demeure dans son faible encombrement et son plus faible poids. Elle est par contre plus difficile à tenir avec des moufles.

La poignée en forme de D, plus volumineuse, offre par contre une préhension nettement meilleure avec toutes les sortes de gants et de moufles. En outre, elle permet une meilleure prise aux petites mains et leur confère plus de force !

Sonder et « toucher » la victime est pour le sauveteur une aide psychologique et physique précieuse. Savoir précisément où pelleter permet de se concentrer sur son travail et d’être plus efficace. Un « touché » au sondage fait gagner un temps précieux sur le temps de dégagement –jusqu’à 10min. pour un mètre de profondeur !

Il arrive également que la victime porte son téléphone portable ou tout autre objet métallique dans la poche de poitrine de sa veste, malheureusement juste par-dessus son DVA… L’influence d’un corps métallique ou magnétique va réduire la portée du DVA en émission, et par conséquent fausser les distances affichées. Hors, si le sauveteur seul à la surface de l’avalanche doit prendre une décision par rapport à l’ordre dans lequel il va dégager les victimes, et qu’il ne se fie qu’à la distance affichée sur son DVA, il risque de prendre une décision faussée s’il n’a pas au préalable confirmé la profondeur au moyen de sa sonde…

D’autre part, il arrive parfois malheureusement que la victime se fasse arracher son DVA au cours de l’avalanche, car celui-ci n’était pas porté suffisamment sous les couches de vêtements. Dans ce cas, le sauveteur sans sonde n’aura aucune chance de localiser la victime. Par contre, avec sa sonde, il a déjà une infime chance de « toucher », et si le groupe est correctement équipé de toutes les sondes, il peut alors envisager effectuer un sondage grossier en ligne… Mieux que rien en attendant les secours organisés… !

Plusieurs randonneurs partis seuls et victimes d’une avalanche ne doivent d’avoir la vie sauve qu’à une chance inouïe…

Deux accidents sont encore toutes les mémoires :

Au Tessin (Suisse italienne), un randonneur à skis, parti seul un matin faire une « petite rando » derrière chez lui, et qui, victime d’une plaque à vent, est resté 11h30 sous la neige… Ses camarades, inquiets de ne pas le voir à l’apéro de midi, sont partis à sa recherche 6h30 après l’accident, et l’auraient retrouvé rapidement s’il avait été équipé de son DVA ! Il aurait donc pu s’économiser 5 heures supplémentaires sous la neige… Ses camarades et les secours ont eu un gros travail de sondage et de recherche pour le localiser et finalement le dégager vivant, heureusement !

En Valais, un jeune, victime d’une avalanche, est resté plus de 17h sous la neige et en a été dégagé miraculeusement vivant, bénéficiant de suffisamment d’oxygène pour tenir aussi longtemps !

D’autre part, même si l’on part seul, on peut être amené à porter secours à d’autres randonneurs en difficulté, et dans ce cas, le DVA, la sonde et la pelle seront absolument indispensables. Le « petit kilo » incontournable…

Emporter toujours avec soi son matériel de sécurité peut donc s’avérer utile pour soi et pour autrui ! Et en plus, c’est bon pour l’entraînement !

 

Il s’agit d’un instrument servant à la sécurité, et la plupart du temps, on ne se rend compte d’un disfonctionnement que lorsqu’on en a réellement besoin ! Aussi, tous les 3 ans, je dois envoyer mon DVA pour le faire contrôler. Dans l’utilisation quotidienne, il est parfois difficile, voire impossible si ce matériel a été emprunté ou loué, de connaître la vie parfois mouvementée de cet accessoire vital !

Le vieillissement, les chocs, les piles qui coulent dans leur boîtier parce que j’ai oublié de les sortir au printemps, une fois mon dernier virage de la saison effectué (!), tous ces évènements peuvent altérer, voire empêcher complètement le bon fonctionnement de mon DVA.

Environ 5% des DVA en route chaque hiver souffrent d’un disfonctionnement, la plupart du temps un bri d’antenne, à l’insu de leur utilisateur ! Une antenne brisée voit sa portée en émission et ses performances en réception notablement diminuées !

Il est donc recommandé de faire contrôler son DVA pendant la saison d’été, afin que tout soit en ordre les premiers flocons tombés !

L’antenne émettrice d’un DVA est composée de ferrite, matériau très rigide et cassant, donc susceptible de se briser lors d’un choc violent. En général, c’est la grande antenne qui casse lors d’un choc, étant celle qui a le plus d’inertie dans le boîtier.

Dans les appareils de bonne qualité, l’antenne est très bien fixée et protégée, et la probabilité qu’elle casse lors d’un choc est relativement réduite. Mais dans les appareils d’ancienne génération et bons marchés, la qualité de la fixation de l’antenne dans le boîtier laissait parfois à désirer, et un choc relativement faible peut rendre l’antenne inutilisable. Le champ électromagnétique s’en trouve alors fortement réduit, et le sauveteur qui cherche à une distance normale de bande de recherche peut passer à côté d’un DVA ayant l’antenne cassée sans le réceptionner…

Un test tout simple permet déjà de contrôler s’il y a un doute :

S’éloigner du DVA douteux d’environ 100m et s’en rapprocher avec son antenne réceptrice alignée sur l’émettrice. Si le signal n’est capté qu’à 30m et en-dessous, il y a certainement un problème. Il faudra alors impérativement éviter de partir en course avec ce DVA, et l’envoyer au fabricant pour contrôle et réparation.

 

Toutes les sources électromagnétiques – téléphone portable, radio, GPS, fermetures magnétiques de la veste – et les objets métalliques – couteau de poche, étui à lunettes métallique, barre de céréale ou chocolat enveloppé dans du papier alu, boisson énergétique en flacon plastique aluminisé etc. – ont une influence sur la qualité du signal 457 kHz émis et reçu.

Lorsqu’un objet métallique est porté trop près du DVA en émission, le champ électromagnétique est fortement perturbé, et peut être diminué jusqu’à moitié! L’influence de la radio ou du téléphone allumé ou éteint est la même, c’est en l’occurrence la batterie qui perturbe le champ électromagnétique.

  • En émission
  •  Je dois impérativement éloigner d’au moins 40 à 50cm tous les objets susceptibles de perturber l’émission de mon DVA. Il me faut donc éviter de porter ces objets dans ma veste directement devant ou à côté du DVA. Le corps fait suffisamment écran, et ce matériel peut donc être rangé dans mon sac à dos sans risques, ou alors il me faut porter le DVA sur le côté. (Le Pulse et l’Element réagissent activement à cette perturbation en lançant une alarme de 5 bips + affichage à l’écran : « PERTURBATION 457 SEND » ou «E3»).
  • En recherche
  • Des essais ont été effectués pendant l’été 2013, qui ont prouvé ce que l’on avait déjà observé ces dernières années: Tous les objets à la source d’un champ électromagnétique perturbent énormément le DVA en recherche. Il s’agit en autres, de la tête aux pieds:
    • caméra portée devant soi ou sur le casque, gérée par bluetooth
    • lampe frontale LED en puissance maximum
    • mp3 géré par bluetooth
    • GPS
    • montre avec GPS activé
    • téléphone portable
    • gants avec chauffage
    • veste avec chauffage
    • chaussettes et chaussures avec chauffage
    • sonde et/ou pelle portée à côté du DVA en recherche
  • Ces mêmes objets doivent être éloignés d’au moins 80cm (dans le sac à dos !).  La liaison avec les secours organisés étant très importante, il me faut confier mon téléphone portable à une autre personne ne participant pas à la recherche DVA, éloignée d’au moins 15m du chercheur ! Si ce n’est pas possible parce que je suis seul, je ne tiens surtout pas les deux appareils dans la même main, et mets mon portable dans la poche arrière de mon pantalon ! Les meilleurs résultats seront obtenus avec mon téléphone portable éteint pendant la recherche. Même en mode avion, il induira des perturbations…

Petits exercices à faire pour s’en convaincre:

Pour le premier exercice, mettre un DVA en fonction « test de groupe », et allumer un second DVA en émission. Placer alors son téléphone portable ou tout autre objet décrit ci-dessus en long sur le dos du DVA en émission, le plus près possible de la grande antenne. Le DVA en position « test de groupe » ne réagira alors pas à la distance recommandée d’1 mètre, mais devra être approché jusqu’à 50cm pour recevoir le signal. Ceci démontre que quelque chose perturbe l’émission du DVA testé.

Pour le second exercice, on passe le DVA en recherche et on se place à 4m écran l’un de l’autre. On place alors à nouveau son téléphone portable en long sur le dos du DVA en émission, le plus près possible de la grande antenne. La distance affichée à l’écran du chercheur va alors quasiment doubler!

Dans la pratique, quelle va être l’influence de tels objets sur le résultat de la recherche?

  • Dans la phase de recherche du premier signal, un DVA dont le champ est fortement perturbé pourrait ne pas être détecté dans les distances recommandées pour la largeur des bandes de recherche!!!
  • Lors d’un ensevelissement multiple, si le sauveteur n’emploie pas sa sonde pour évaluer la profondeur réelle de la victime, mais se « contente » de ne tenir compte que de la distance affichée sur son écran, son choix risque d’être erroné lorsqu’il devra choisir quelle victime il dégage en premier en fonction de leurs profondeurs respectives…

La sonde demeure donc indispensable pour localiser et évaluer avec certitude la profondeur d’une victime, même si le sauveteur cherche avec le plus précis des DVA!

Pour le troisième exercice, le DVA en émission n’a pas d’élément perturbateur autour de lui. On place alors la pelle à neige ou la sonde le long du DVA en recherche. On peut alors observer sur l’écran du DVA en recherche que la distance est à nouveau complètement erronée, et qu’en plus la flèche de direction peut s’inverser!

Attention: la sonde a un « effet d’antenne » lorsqu’on la pose au-dessus de la victime, et perturbe donc la recherche fine. Il faut donc éviter de la poser à plat sur la neige au-dessus de la victime dans cette phase! De plus, elle risque de filer vers le bas de la pente au moment où l’on a le plus besoin d’elle… Il vaut mieux la planter à côté de soi à portée de main jusqu’au moment où elle devra entrer en action. Pour la transporter de la première victime à la suivante, il vaut mieux enfiler son bras dans la boucle de cordelette à l’extrémité. Si la sonde n’en dispose pas, en bricoler une soi-même à la maison…
La pelle se porte à travers la bretelle du sac à dos, de la même manière qu’un piolet, en passant le manche à travers la bretelle devant soi, puis en faisant passer le tout en arrière de la tête. Elle se retrouve coincée entre le sac à dos et le dos, et ne gêne pas l’approche.

 

 

Un DVA 3 antennes (ou tri-antenne) permet au sauveteur de capter le flux électromagnétique du DVA enseveli dans les trois dimensions de l’espace autour de lui.

Dans la phase primaire, le premier signal sera en principe capté par l’antenne X la plus grande, surtout si elle est tangentielle au flux. Par contre, si celle-ci se retrouve dans une position perpendiculaire par rapport aux « lignes de champ », ce sera la deuxième antenne Y, en général de taille plus courte et placée à angle droit par rapport à la plus grande antenne, qui va être en mesure de capter le signal.

Le microprocesseur du DVA en recherche va alors calculer sa position en fonction du flux de la victime capté par les 2 antennes, ayant elles-mêmes une position en croix par rapport au flux. Enfin, dans les derniers 8 mètres environ, la troisième antenne Z, verticale dans le boîtier du DVA, entre en fonction, complète les informations pour éviter les faux-maxima et permet de donner la position exacte sous le sauveteur.

Le DVA tri-antenne m’apporte donc un confort et une grande facilité d’utilisation, et me permet surtout de gagner un temps très précieux dans la phase de localisation fine !

La victime sera donc plus rapidement et sûrement localisée, sans hésitations !

 

En principe, je peux comparer une antenne de mon DVA, lorsqu’elle est en réception, à un tuyau que je plonge dans un ruisseau :

  • Si je plonge mon tuyau perpendiculaire au sens du courant, j’ai de l’eau dans mon tuyau, mais pas de vitesse => mon antenne n’obtient pas d’informations !
  • Si je plonge mon tuyau en biais par rapport au sens du courant, j’ai de l’eau et un peu de vitesse => mon antenne capte une information, mais incomplète…
  • Si enfin je plonge mon tuyau aligné au sens du courant, j’ai de l’eau et la même vitesse dans mon tuyau que dans le ruisseau => mon antenne capte l’entier du flux électromagnétique émis par le DVA de la victime !

Partant de cette constatation, si je veux avoir une chance de capter le premier signal en recherche primaire, je dois mettre mon antenne dans le sens du courant. Il faut donc que je fasse tourner lentement mon DVA de 90° sur son axe horizontal (ce qui couvre les 360° autour de moi) et l’amener en position verticale pour le cas où la victime serait assise, et donc aurait son DVA en position verticale.

Enfin, et surtout, lors d’une recherche du premier signal, la position de la victime est inconnue ! Je vais tenir compte de la largeur des bandes de recherche donnée par le fabricant de mon DVA, qui va influencer mon parcours sur le cône d’avalanche. Afin d’obtenir ce que l’on appelle la « portée minimale utile », qui me garantira que je ne vais pas passer à côté de la victime sans capter son signal, il faut impérativement que je mette l’une de mes antennes (si possible la plus grande, la X) parallèle ou tangentielle à son champ électromagnétique ! Et je n’obtiendrai ce résultat qu’en faisant pivoter mon DVA comme décrit plus haut ! Ce n’est qu’ainsi que je serai sûr que mon DVA a pu « fouiller » sur la totalité de la largeur de ma bande de recherche, sur ma gauche comme sur ma droite…

Pourquoi près de mon oreille lorsque je recherche le premier signal ? Dès que mon DVA captera le premier signal, c’est mon oreille qui recevra la première cette information, que ce soit en analogique ou en numérique. De plus, lorsque je fais pivoter mon DVA près de mon oreille, je laisse mes yeux libres de faire leur travail de recherche visuelle à la surface de l’avalanche. Si je fixe l’écran dès le départ, je risque de passer à côté d’un objet ou du pied de la victime qui serait visible à la surface à 30/40m sans rien voir… !

En fait, la fréquence de 457 kHz a été choisie à l’origine pour ses propriétés bien adaptées à cette application, et la perte de portée qui résulterait d’une forte densité de neige ou de glace a une influence très minime sur les performances de transmission et de réception du signal 457 kHz.

Donc on peut dire que l’influence d’une neige compacte est quasiment nulle sur le flux.

Oui, mais elle ne devient précise que dans les 8 derniers mètres chez les meilleurs DVA. Avant, elle n’est qu’indicative, et je ne dois la prendre en compte que pour évaluer si je me rapproche ou si je m’éloigne de la victime, auquel cas il convient de pivoter de 180° sur soi et de repartir dans la direction opposée ! 

De plus, je dois avoir à l’esprit que le chiffre affiché est la distance à parcourir sur la ligne de champ électromagnétique, donc rarement en ligne directe, mais plutôt avec un parcours elliptique !

La précision d’émission du DVA enseveli joue aussi un rôle dans la précision de la distance. Un vieux DVA émettant son signal en dehors de la norme d’émission de 457 kHz +/-80 Hz fera perdre en précision l’affichage de la distance sur l’écran de celui qui le cherche.

La perturbation de l’émission due aux corps métalliques ou magnétiques portés trop proches de l’émetteur influence également en les augmentant les distances affichées…

 

 

La flèche présente sur l’écran est l’interprétation de la position dans l’espace du flux  électromagnétique émis par l’antenne de la victime, par rapport à mon DVA en réception.Elle est le fruit du calcul effectué par le microprocesseur de mon DVA sur la base des informations reçues par ses deux antennes X & Y sur la position du flux émis par rapport à ma position sur le terrain.

(L’antenne Z n’intervient quasiment pas dans l’information de direction, elle donne surtout des informations concernant la profondeur en fin de recherche).

=> Mon but doit être de me déplacer de façon à amener progressivement cette flèche sur le sommet de mon DVA, sans m’arrêter et en corrigeant ma trajectoire par petites touches, en évitant les mouvements brusques.

 

Avant tout, la flèche de direction me montre la position du champ électromagnétique émis par le DVA de la victime.

Lorsque la flèche ou la diode me montre le sommet de mon écran, elle me confirme que je me trouve « sur » l’onde du champ. Lorsque la flèche n’est pas au sommet de l’écran, elle me montre la direction que je dois prendre pour corriger ma trajectoire. Mon but doit tendre à suivre le plus « proprement » possible la ligne de champ m’amenant à la victime.

Attention cependant à suivre la flèche avec un affichage de distance qui diminue ! Si ce n’est pas le cas, je dois me retourner de 180° ! Si la recherche démarre dans l’environnement proche de la victime, il arrive que le DVA ne puisse évaluer si la source du champ est en avant ou en arrière de lui. C’est pourquoi il faut impérativement bouger dès qu’un signal est reçu, de façon à « alimenter » le DVA en recherche avec des informations évoluant… Le DVA pourra alors confirmer ou corriger la direction à suivre…

Ma course sera directe seulement dans deux cas :

  • soit je suis parfaitement aligné à l’un des sommets de l’antenne  émettrice,
  • soit la victime est « assise » et son antenne est alors verticale sous la neige.

Dans tous les autres cas, ma course aura la forme d’une ellipse jusqu’à la victime.
Ma direction générale doit tendre le plus rapidement possible vers la direction indiquée par la flèche, mais je ne dois pas m’arrêter en cours de route pour optimiser « à tout prix » la direction de ma marche.

Je dois impérativement faire les corrections de ma trajectoire dans mon mouvement vers la victime… le temps presse ! Lorsque l’indication de distance affichera environ 10m/écran, je pourrai commencer à ralentir ma course, mais pas m’arrêter ! Cela permettra à mon DVA de me donner des indications de plus en plus précises.

 

Le calcul de la position du champ électromagnétique émis par le DVA de la victime est interprété par mon DVA numérique sur la base des informations captées par ses antennes X, puis X et Y, et en fin de parcours par X, Y et Z. 

Pour pouvoir effectuer ces calculs, les antennes doivent recevoir leurs informations en position horizontale. La localisation de la victime peut être affichée de manière beaucoup plus régulière, les calculs en sont simplifiés et le temps de recherche s’en trouve réduit.

Pratiquement lors de la recherche, je tiens mon DVA à deux mains horizontalement devant moi, coudes au corps, comme si je tenais un guidon de vélo : mes épaules, et donc tout mon corps, pourront suivre rapidement mais calmement les corrections de direction imposées par mon DVA.

Je peux aussi effectuer mon approche de manière beaucoup plus calme que si je bouge mon DVA dans tous les sens de manière désordonnée… et en définitive, c’est la seule position qui permette à mon DVA de m’indiquer la bonne direction à suivre !

Lors d’un accident d’avalanche, le stress occasionné sur les personnes qui recherchent peut être aggravé par la mauvaise gestion de leur DVA par les autres personnes présentes sur les lieux et ne participant pas directement aux recherches. (Signaux perturbant la recherche !) Donc : Soit je m’éloigne rapidement d’au minimum 100m, de façon à ne pas perturber les recherches déjà en cours avec mon DVA en émission. Je dois cependant bien observer le terrain et ne pas aller me poster à l’aplomb d’une zone potentiellement dangereuse, comme sur ou sous les bords de la plaque à vent qui ne seraient pas encore partis ou sous un couloir pouvant canaliser une autre avalanche. Soit je ne peux pas m’éloigner, mais je suis en sécurité, également hors de portée d’une sur-avalanche, alors j’éteins mon DVA. NOUVEAUTE dès l’hiver 2011/12: le Pulse Barryvox a reçu une mise à jour 3.2 dans laquelle on trouve désormais le nouveau mode « standby sauvetage »: toutes les personnes présentes sur le site d’avalanche et ne participant pas aux recherches avec leur DVA peuvent désormais se mettre en « standby sauvetage », sorte de blocage de l’émission tant que la personne bouge activement. Ces personnes peuvent alors remettre leur DVA dans le support et refermer leur veste. Dès que le DVA repère que la personne ne bouge plus depuis 4 minutes, son DVA se remet automatiquement en émission. (Cette fonction est couplée avec le détecteur de mouvements: aussi longtemps que la personne bouge, l’appareil reste en « standby sauvetage ». Dès que la personne s’immobilise complètement 4’, le Pulse 3.2 avertit le sauveteur qu’il va rebasculer en émission après 20’’ d’alarme, et repasse en émission. Vital en cas de sur-avalanche!) Le sauveteur professionnel -et le conducteur de chien- peut même désormais partir sur le terrain avec son Pulse Barryvox 3.2 en « standby émission » bien caché sous ses vêtements, et rechercher en surface avec le Recco ou avec un autre DVA. Si une sur-avalanche devait malheureusement l’emporter et lui arracher l’appareil qu’il tenait à la main, il lui reste son Pulse en « stanby sauvetage » qui repassera automatiquement en émission après 4′. Si je ne dispose pas du Pulse 3.2, et suis actif dans le dégagement d’une victime, sondage & dégagement, et simultanément encore potentiellement exposé à une sur-avalanche, je peux mettre mon DVA sur recherche, si celui-ci est équipé d’un système lui permettant de rebasculer en émission après un certain laps de temps. Ainsi, en cas de’ensevelissement multiple, le sauveteur qui continue la recherche DVA sur le terrain n’est pas perturbé par mon DVA en recherche.Mais dans tous les cas, je dois rester attentif à l’alarme préventive que mon DVA va émettre avant de rebasculer en émission (délicat lorsque le vent souffle ou que l’hélicoptère survole le site), et contrôler régulièrement qu’il n’est pas revenu en émission, de façon à ne pas perturber la recherche DVA encore en cours dans mon environnement proche !
Après un accident d’avalanche, chaque seconde perdue alourdi le bilan final !

Si je dispose d’un téléphone portable (ou d’une radio), et que j’ai du réseau, alors j’alarme immédiatement, sans perte de temps ! (éventuellement déjà pendant l’avalanche !) les secours au : 

112 (il s’agit du n° de secours européen, qui fonctionne sur tous les téléphones portables sans code pin ou carte SIM, sauf en Allemagne où il faut une carte SIM valable).

Ou au n° spécifique du secours alpin :
19222 en Allemagne,
144 ou 1414 en Suisse,
140 en Autriche,
118 en Italie & Tyrol du Sud.

Lors de l’appel, il faut avoir soin de préciser:

  • Qui appelle de quel endroit,
  • Le type d’accident,
  • L’heure et le lieu de l’accident,
  • Le nombre présumé de victimes et le nombre de survivants,
  • Les mesures déjà prises sur les lieux de l’accident,
  • La météo sur le site (vent, neige, visibilité à x mètres).
  • Ne pas interrompre la communication de son propre chef !

Le temps gagné à ce moment par les secours organisés sera peut-être très précieux quelques dizaines de minutes plus tard. En effet, le temps moyen nécessaire aux secours organisés pour rejoindre le lieu d’un accident en montagne suivant l’éloignement, l’altitude et les conditions atmosphériques varie entre 10min jusqu’à 30min avec un hélicoptère, et jusqu’à plusieurs heures par voie terrestre… ! C’est pour cela que pendant l’alarme, la recherche de victimes sur le terrain doit démarrer simultanément et immédiatement par la recherche visuelle depuis le point de disparition, sans perte de temps !

Attention : Si je n’ai ni moyen de communication ni réseau, je commence d’abord par porter secours à mes camarades, le premier quart d’heure qui suit l’avalanche étant vital pour les chances de survie ! Seulement après avoir dégagé toutes les victimes et les avoir mises en sécurité, je peux envisager de quitter les lieux pour enfin donner l’alarme…

Les fabricants recommandent de changer les piles dès que la tension affichée lors du test effectué au démarrage de mon DVA affiche 20%. C’est dans le but de garantir une charge minimale de sécurité, afin de ne pas se retrouver à cours de batterie en course.

Performances en fonction de la charge des piles:
La première fois que les 20% s’affichent, il reste en général suivant le type de DVA, la température et la qualité des piles, au maximum 20 h en mode d’émission et max. 1 h en mode de recherche, soit le minimum nécessaire pour effectuer son dernier jour de raid avant de redescendre en plaine !
Il est peut-être bon de savoir que les performances des DVA numériques Pulse ou Element Barryvox sont influencées de la manière suivante :

  • En EMISSION : à 0% de batteries, la perte de portée du DVA en émission est d’environ 8m par rapport à la portée maximale d’émission avec des piles à 100%.
  • En RECHERCHE : aucune perte de performance de réception jusqu’à 0% (Attention cependant: à 20%, en émission et en réception, l’écran affiche le symbole de la batterie vide et lance une alarme de 20sec, et à 0%, le DVA envoie de nouveau une alarme de 20sec avant de s’éteindre !)
Non ! Je ne dois en aucune circonstance utiliser des accumulateurs ou piles rechargeables. Le bon fonctionnement d’un appareil de recherche de victimes d’avalanches ne peut pas être garanti dans ce cas.

La courbe de décharge d’un accumulateur diffère sensiblement de celle d’une pile. Lorsque l’accumulateur est presque déchargé, sa tension chute rapidement. Dans ce cas, l’affichage de l’état de la batterie au démarrage ne correspond pas à la situation réelle et une panne de l’appareil pendant une excursion n’est pas exclue.

D’autre part, la tension de fonctionnement des accumulateurs classiques est de 1,2 volt, contre 1,5 volt pour les piles, ce qui peut entraîner une dégradation des performances de l’appareil !

Seules les piles alcalines -ou au lithium pour certains DVA-, AAA 1,5V de bonne qualité, sont à recommander pour des performances optimales du DVA.

J’ai fait le choix d’acheter un appareil performant et coûteux pour pouvoir porter secours le plus rapidement et le plus sûrement à mes compagnes et compagnons de fortune.

Mais cela n’est rien si je décide d’économiser quelques centimes en employant pour mon DVA des piles « bon marché » !

Tous les fabricants de DVA recommandent de n’employer exclusivement que des piles alcalines du type LR03/AAA. Les piles alcalines sont idéales pour les environnements soumis à de fortes variations de températures, et elles ont une faible autodécharge. L’affichage de l’état de la batterie à la mise sous tension de l’appareil est conçu pour ce type de piles et les valeurs indiquées sont fiables dans ce cas uniquement.

En outre, en cas d’entreposage ou d’absence d’utilisation pendant une période prolongée (par ex., en été), je dois impérativement retirer les piles alcalines de l’appareil, afin que celui-ci ne soit pas endommagé par une fuite de l’acide qu’elles contiennent.

La règle d’OR des 3 :

  • 3 piles neuves alcalines (ou lithium pour les appareils le permettant)
  • 3 piles du même fabricant
  • 3 piles de même date de péremption

Depuis l’hiver 2011/12, les Pulse Barryvox actualisés sur le firmware 3.2 peuvent également être chargés avec des piles lithium et savent reconnaître le type de piles employé. Il ne faut par contre absolument pas mélanger les 2 types de piles dans le DVA !!!

Parmi toutes les marques proposant des piles au lithium, citons Energizer, avec ses deux modèles Ultimate Lithium, une référence de longévité et de résistance au froid dans le milieu, et les nouvelles Advanced Lithium, moins chères mais suffisantes en qualité pour l’usage avec le DVA. (Les Advanced sont à peine plus chères que les alcalines les meilleures).

Par rapport aux piles alcalines, les piles au lithium

  • ont une durée de vie entre 6x et 9x plus longue
  • fonctionnent avec des températures nettement plus basses
  • n’ont pas de baisse de tension (1,5V), le DVA a donc toujours les meilleures performances de portée
  • pèsent 1/3 de moins
  • peuvent être stockées très longtemps sans utilisation (entre 10 et 15 ans!)
  • ne coulent pas, donc peuvent être « oubliées » dans le DVA en été sans risque!

Les meilleures piles pour les DVA sont les Duracell Ultra Alcaline LR03/AAA 1,5V et les Duracell Ultra Lithium LR03/AAA 1,5V.